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MICHAEL LEVINAS : LA METAMORPHOSE
PRESS REVIEW
NL
Michaël Levinas is een gecultiveerd man en een taalliefhebber. Hij is als musicus dan ook bijzonder gefascineerd door de verhouding tussen tekst en muziek in de opera, en houdt er zich als geen ander mee bezig. (…) Levinas schuwt het fysieke of zelfs dierlijk aspect van de stembanden niet die hij virtueel verlengt door middel van elektronica ontwikkeld aan het Ircam.
Christian Merlin, Le Figaro
… alsof deze jubelende klaagzang ondanks ons en in ons haar eigen metamorfose te weeg brengt
Marie-Aude Roux, Le Monde
Het Brusselse Ictus Ensemble, sinds 2004 in residentie in de Opera van Rijsel wordt vakkundig en met precisie gedirigeerd door Georges-Elie Octors. Het ruist, gromt en ademt als een volwaardig personage, en beweegt zich voort als een duizendpoot, verrijkt in real time door een indrukwekkende elektronisch apparaat dat ook de stemmen ontdubbelt, zoals die van Gregor, in nauwe samenhang met de synthesizerpartijen, dopplereffecten en elektronische percussie-effecten, terwijl de stem van de Zuster terechtkomt in een wervelwind en als een ster om haar as draait.
Bruno Serrou, anaclase.com
In de orkestbak van de Opera van Rijsel, omgetoverd tot laboratorium onder leiding van Georges-Elie Octors en met medewerking van Sylvain Cadars, geluidstechnicus bij het Ircam, jongleert het Ictus Ensemble virtuoos met de akoestische en elektroakoestische elementen (vooraf opgenomen of live gespeeld op Midi-klavieren) van een fascinerende, hevige maar verfijnde partituur die tegelijk ook angstwekkend en psychedelisch klinkt. Het leek misschien een onmogelijke onderneming, maar met zijn bewerking van La Métamorphose zet Michaël Levinas een sterk, samenhangend en bijzonder geslaagd werk neer dat evenzeer beklemt als bevraagt.
Bernard Schreuder, forumopera.com
... de bekoringen van de zangstijl...
Claude Glayman, Les Lettres Françaises
Homme de culture et amoureux des mots, Michaël Levinas est un des musiciens qui posent aujourd'hui avec le plus d'acuité la question du rapport entre texte et musique à l'Opéra. (…) Levinas n'a pas peur du coté physique, voir animal des cordes vocales, qu'il prolonge grâce aux hybridations rendues possibles par l'électronique de l'IRCAM.
Christian Merlin, Le Figaro
… comme si cette musique de plainte jubilatoire opérait malgré nous et en nous sa propre métamorphose.
Marie-Aude Roux, Le Monde
Dirigé avec habileté et précision par Georges-Elie Octors, l’ensemble bruxellois Ictus, en résidence à l’Opéra de Lille depuis 2004, est remarquable, bruissant, grondant, respirant comme un personnage à part entière, tel un mille-pattes, enrichi d’un impressionnant matériau informatique en temps réel qui démultiplie aussi les voix, particulièrement celle de Gregor, associée à des claviers électroniques, des effets doppler et des chutes de percussion, tandis que la voix de la Sœur est prise dans un tourbillon, tournant sur elle-même à la façon d’un astre.
Bruno Serrou, anaclase.com
Dans la fosse de l’Opéra de Lille transformée en laboratoire sous la direction de Georges-Elie Octors et avec le concours de Sylvain Cadars, ingénieur du son à l’Ircam, l’ensemble Ictus jongle en virtuose avec les composantes acoustiques et électro-acoustiques (préenregistrées ou jouées en direct sur des claviers Midi) d’une partition fascinante, violente mais raffinée, anxiogène et psychédélique. Le pari pouvait sembler un peu fou, mais en adaptant La Métamorphose, Michaël Levinas signe une œuvre forte, cohérente et très aboutie, qui étreint autant qu’elle interroge.
Bernard Schreuder, forumopera.com
(...) l’œuvre offre l’alliance parfaite entre musique instrumentale et électronique (Lévinas ayant recours aux technologies de l’Ircam pour faire chanter Gregor Samsa devenu blatte), dans un grand flux hypnotique de musique qui rappelle celle du Québecois Claude Vivier.
Laurent Vilarem, La Lettre du Musicien
La beauté qui se dégage de cette œuvre au thème terrifiant tient à une réalisation aboutie et soignée de Stanislas Nordey et aux splendeurs du cantabile qui baignent une partition qu’on aurait imaginée autrement chaotique, morcelée et déroutante.
Claude Glayman, Les Lettres Françaises
A la tête des musiciens d’Ictus - ensemble en résidence à l’Opéra de Lille -, Georges-Elie Octors coordonne autant qu’il dirige une partition mixte, où la distinction doit se faire entre lancer le son (repris par l’orfèvrerie de l’Ircam) et le jouer. Résultat opérant, là aussi, soutenu par l’expérience des instrumentistes. La distribution est exceptionnelle, dominée par les voix hautes : les trois allégories reviennent dans les rôles de la mère (la seule qui gardera avec Gregor un lien compassionnel), chantée avec chaleur par la mezzo Anne Mason; de la sœur sans pitié, la scintillante Magali Léger; et de la femme de peine, la mezzo Julie Pastoureaux. André Heyboer, le père; Simon Bailey, Laurent Laberdesque et Arnoud Guillou, les locataires, tiennent tous les rôles masculins, sauf, évidemment, celui de Gregor, tenu de façon bouleversante (et héroïque) par Fabrice di Falco, ceinturé là-haut, chantant en contreténor, mais adoptant aussi les registres graves et, finalement, via les canaux de la technique, ceux de l’insecte apeuré, agonisant.
Martine Dumont-Mergeay, La Libre Belgique
Guy Dammann, Times Literary Supplement, April 1
(...) As well as being effective as a means of representing Gregor’s insect-ness, themultivocal aspect of the role mirrors the polyphonic structure of the work as a whole. The opera is conceived as a series of five madrigals, interspersed with episodes reflecting Levinas’s interest in renaissance techniques, which create a sense of fluid musical stasis entirely germane to the subject matter: Gregor’s awareness of time is frequently noted in Kafka’s story, but in a way that reinforces our sense of the irrelevance a ticking of the clock would be to someone who is an insect. More importantly, the madrigal setting, a form predicated on the idea of different characters united in sympathy, is powerfully expressive of the idea of family. Gregor’s gradual movement beyond the reach of this ethical colloquy is enacted seamlessly in both music and drama, and with an economy at which Wagnerians should doff their caps. (...) The standard of singing, most notably by Fabrice de Falco as Gregor, and Magali Léger as his sister, is high, as is the playing of the Belgian ensemble Ictus.