TX  
ictus
8

 

ANNE TERESA DE KEERSMAEKER | STEVE REICH : RAIN
(Opera Garnier, Paris, MayJune 2011)


PRESS REVIEW

 

FR

... une chorégraphie paroxystique jouant sur le souffle, la respiration, l’apnée, l’asphyxie, l’inspiration et l’expiration.

Marie-Chritsine Vernay, LIBERATION

 

Un rideau en demi-cercle de cordes blanches rassemble les énergies explosives de Rain, celles propulsées par Music for 18 Musicians, partition répétitive et vertigineuse de Steve Reich, interprétée par l'Ensemble Ictus. Deux xylophones, quatre pianos, un métallophone, trois marimbas, un violon, deux violoncelles, deux clarinettes et quatre chanteuses composent l'orchestre et c'est déjà un régal à contempler. Comme par magie, des sons élastiques, ronds et piquants à la fois, s'envolent, montent et descendent telles des balles de ping-pong. Dans ce tapis mousseux aux multiples textures, l'intrusion des voix féminines ajoute une épaisseur intrigante.

Rosita Boisseau, LE MONDE

 

Dans la fosse, l’Ensemble Ictus de musique contemporaine magnifie, exulte cette partition fondée sur les mêmes harmonies toujours identiques tout en étant autres. On est irrité puis subjugué par l’intensité, la rigueur, la puissance et l’accomplissement d’une œuvre fascinante.

Nicole Duault, LE JOURNAL DU DIMANCHE

 

Créée il y a dix ans sur la partition de Steve Reich, Rain reste un choc où la chorégraphe cherche "à faire jaillir la vie", travaillant sur le motif de la spirale.

Philippe Noisette, LES INROCKUPTIBLES

 

Danser ensemble sur Steve Reich relève aussi de l’exploit ! Pourtant, malgré l’évidente difficulté de l’œuvre, les danseurs, une fois rangés les magnifiques costumes pastels allant du beige au rose conçus par Dries Van Noten, paraissaient exténués mais ravis de cette fusion avec notre voisine du Nord. Le public, dont les salves d’applaudissement ont aussitôt succédé à la musique de Steve Reich, aussi.

Anne Dastakian, MARIANNE

 

« Rain » a fait son entrée sans faux pas au répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, mercredi dernier. Sa puissance de feu est apparue intacte dans l'évidente scénographie de Jan Versweyveld -un rideau de perles, des lumières changeantes... Les dix danseurs de cette distribution, Miteki Kudo en tête, n'ont rien lâché plus d'une heure durant. Ils sont entrés un brin frileux dans ce dédale de pas ; gagnés par la fatigue de l'effort, ils se sont enfin laissé porter par la musique et la danse. Un éblouissement.

Philippe Noisette, Les Echos

 

Avec Rain, œuvre créée en 2001 par sa compagnie Rosas, la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker entre au répertoire de l'Opéra de Paris. Pièce éminemment solaire, écrite sur une partition époustouflante du compositeur Steve Reich, Rain emmène le spectateur dans une course effrénée où la danse et la musique s'épousent intimement.

Magali Lesauvage, FLUCTUAT.NET