william kentridge & françois sarhan
Entre théâtre musical, vidéo d'images animées, installation, ce moyen-format (35 minutes) réunit l'artiste sud-africain William Kentridge et le compositeur français François Sarhan. Evocation des années 20 en Russie : futurisme et constructivisme se mêlent aux minutes des procès staliniens. "Cherchez des anti-futuristes en qui on peut avoir confiance" était le mot d'ordre de Staline dès 1926. Disparition, menace et oppression sont masquées par le grotesque, la vitesse, la vitalité : la terreur s'installe, mais dans une vague de frénésie et d'imagination artistique débridée.
georges aperghis & hans op de beeck
Film : Hans Op de Beeck, Bruno Hardt, Klaas Verpoest | Musique : Georges Aperghis | Direction : Georges-Elie Octors
Sur le versant comique : le conte du Petit Poucet, dans la version originale de Charles Perrault (entrelacée à sa version anglaise), craché à jet continu par le cyber-pulvérisateur à phonèmes de Georges Aperghis - qui cuisine la langue comme d'autres les petits enfants. Versant mélancolique, un superbe film d'animation dessiné par l'artiste flamand Hans Op de Beeck (avec Hardt et Verpoest) : dérive crépusculaire dans une banlieue sans limite par un enfant à bout de forces. Court-circuit d'appétit cannibale et de vie momifiée, cette double lecture simultanée du conte délivre "un spectacle envoûtant de la première à la dernière minute", selon de Standaard.
Electronique réalisée à l'IRCAM par Sébastien Roux
vivier, fafchamps, mochizuki Claude Vivier : Samarkand pour quintette à vent et piano Misato Mochizuki : Lagunes pour quintette à vent et piano Jean-Luc Fafchamps : A Garden pour quintette à vent
Van Bockstal, Schmid, Descheemaeker, Noyen, Van Duffel, Fafchamps
Concert pour quintette à vent et piano. A épingler, le beau et rare Samarkand de Claude Vivier : mélodies naïves, obstinées et ferventes, longs filins incantatoires jetés sur des piliers d'accords vibrant comme des cloches (Ligeti désignait le style de Vivier par ces mots : du Super-Messiaen). Au même programme, un sextuor de Misato Mochizuki, la bien-aimée des Bruxellois, et les cinq fleurs vénéneuses du Garden de Jean-Luc Fafchamps (qui tiendra par ailleurs le piano) - au sujet duquel Jacques Amblard écrivait ceci dans Le Monde de la Musique : "Le compositeur parle "d'ésotérisme et d'humour noir" dans sa musique. On ressent bien ici le second de ces éléments (...) dans ces sonorités graves et grinçantes, ces montées cancanantes du cor anglais ou barrissantes du cor. Le dernier mouvement accentue encore, mais sans lourdeur, ce "devenir animal", comme eût dit Deleuze, des instruments. Fafchamps parvient à préserver l'impression d'un ordre mystérieux dans les cacophonies les plus joyeuses. On ressent toujours la présence souterraine d'un "maître du jeu", un soupçon de stravinskisme. Voilà un style réellement très original et très maîtrisé, poétique et drôle, et en tout cas une excellente surprise." |
Lors de la saison 2008/2009, plus de vingt-cinq concerts d'Ictus à Bruxelles et en Flandre. (...ou : téléchargez la nouvelle brochure de notre saison belge au format pdf, ici)
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-Un extrait du dernier CD de Fafchamps, Lignes, fraîchement sorti chez Fuga Libera | 2ème mouvement des Désordres de Herr Zoebius, quatuor à cordes, interprété par le quatuor Danel.
-Happy End sur Vimeo (bande-annonce)
-Quelques images des Telegrams from the Nose de Kentridge|Sarhan, prises à la galerie Marian Goodman à Paris (le chargement peut prendre un peu de temps)
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